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Si nous voulons encore essayer de sauver la Terre

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture


Près de 40 ans après le testament écologique de l'écrivaine Marguerite Yourcenar, ce texte résonne toujours dans notre actualité et nos lycéens en ont bien conscience.


Il faut agir et poursuivre : être utile par un engagement quotidien et citoyen pour sauver tous les êtres vivants dont l'Homme et la Terre.


Le projet TEECO avec la Côte d'Ivoire (Territoires Engagés dans l'Economie Circulaire Opérationnelle), la collecte annuelle de vêtments, les clean walks dans la ville, et clean beach sur les plages de Marseille durant l'éco-séjour, la participation à la végétalisation du lycée par la plantation de jeunes arbres, les actions en faveur de la protection, du respect de l'environnement, de la condition animale et de la biodiversité avec la Réserve écologique, l'initiation à la cuisine durable et la lutte contre le gaspillage alimentaire avec la Fondation Good Planet, sont autant d'actions qui contribuent pleinement à répondre à la sauvegarde de tous les vivants.


C'’est par l’accumulation et la diffusion de gestes modestes réalisés à leur échelle et reproduits régulièrement que les lycéens parviendront à changer la donne. Ils sont sur la bonne voie.


Extrait de la conférence.


"Durant des années déjà, nous avons vu dans chaque pays, ou presque, la crainte de la guerre, la crainte des révolutions, ou quelques fois le souhait des révolutions, nous avons souffert du drame des classes et des races. Ces diverses craintes sont pour ainsi dire suspendues à une autre crainte, infiniment plus vaste, qui va grandissant : celle de la destruction de la Terre elle-même, exploitée et polluée par nous ; celle de l'eau, de la surface marine à peu près trois fois plus grande que la surface terrestre, que nous polluons chaque jour davantage ; celles des nappes d'eau qui s'enfoncent davantage dans le sol et s'y épuisent ou, du fait d'une exploitation déplorable, celle de l'eau retombant sous forme de pluie et entraînant avec elle les acides dévastateurs produits par des civilisations industrielles mal comprises ; celle de l'air, avec ses alertes à l'ozone, des climats et des sols que nous dévastons par la destruction des forêts humides de la zone tropicale [...] Des forêts canadiennes à la campagne allemande ou française, de l'Inde au Sénégal, du Maroc à la Chine, partout nous retrouvons cette immense marche en avant des déserts, cette disparition du village en faveur des villes qui n'élimine pas, pas pour longtemps du moins, certains problèmes typiques des villages, comme la rareté ou la pollution de l'eau, qui multiplie les effets d'une société de consommation qui est en fait une société de gâchage, et aboutit non seulement à une détérioration de la situation psychologique et sociale de l'Homme, mais encore à une détérioration de la Terre.  [...]

Expliquons, étudions et employons mieux nos ressources qui sont grandes. Faisons-les connaître à ceux qui ne savent pas encore, qui n'ont jamais su que les ressources de l'Homme n'étaient pas infinies. Et apprenonsleur à les utiliser tout de suite, mais pour leur bien aussi bien que le nôtre, si nous voulons encore essayer de sauver la Terre. La formule "Terre des hommes" est extrêmement dangereuse. La Terre appartient à tous les vivants et nous dépérirons avec eux et avec elle."


"Si nous voulons encore essayer de sauver la Terre", Marguerite Yourcenar, conférence prononcée le 30 septembre 1987 à Québec.


 
 
 

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